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02/04/2010

Et si on argumentait .....

Quand Raymond Couderc est aux abois, cela donne un florilège de la plus belle espèce  visant à fustiger ses adversaires(Midi Libre, 30 mars) :  "aboyeurs biterrois"," démolisseurs patentés", professionnels du dénigrement", "minables polémiques".

Le maire, battu aux régionales ,derrière Georges Frêche sur sa ville, perd son sang froid . Il va même jusqu'à assimiler Béziers à sa personne et il considére que critiquer ses choix politiques, c'est la dénigrer .

Pour autant, derrière ce flot d'invectives , quels arguments avance-t-il?

1 / "Les démolisseurs patentés doivent avoir quelques trouble de  la mémoire: ils ont oublié qu'en 1995 , les finances de la ville était à l'agonie".

Raymond Couderc devrait plutot rafraichir la sienne !! En effet,en 1988,  la municipalité Fontés -Couderc  avait fait construire le pont d'Occitanie et le stade de la Méditerranée sans demander de subventions à quiconque et avait reporté le paiement des emprunts à 1989 , c'est à dire à ce qu'ils pensaient être leur second mandat. La municipalité Barrau , élue en 1989, a vu toute son action obérée par ses remboursements énormes!

2/ "ils ont oublié que....Béziers perdait des habitants" . Raymond Couderc  oublie de dire  que si Béziers gagne des habitants, c'est à cause du solde migratoire positif que connait le Languedoc Roussillon . Or , la croissance demographique de Béziers est bien plus faible que celle de toutes les communes littorales ! Ce n'est donc pas l'action de la municipalité Couderc qui a permis cette augmentation .

3/" Les dossiers de rénovation des immeubles du centre-ville était au point mort" . Raymond coudeerc ne manque pas d'estomac ! Dans quel état est le centre-ville après 15 ans ? Un centre -ville dégradé, laissé à l'abandon, dans lequel les commerces ferment les uns après les autres et dont il organise structurellement le déclin avec la construction de l'Hours.

4/ " Les chiffres donnés sur l'aide  de la Région à Béziers sont faux". Et pourtant, les faits sont têtus: de 1998 à 2004, l'aide apportée par la Région dirigée par BLanc et Couderc a été de 55 millions d'euros. De 2004 à 2010, avec Georges Frêche, elle a presque doublé, passant à 85 millions d'euros. Raymond Couderc se plaint que  pour ses grands projets  " la ville et l'agglo aient dû compter sur leurs propres ressouces".  (autrement dit , s'il a augmenté les impôts des Biterrois, c'est la faute de Georges Frêche!) Mauvaise pioche là aussi, la Région a subventionné la réfection de la place du 14 juillet (575 000 ), la médiathèque (558 000 € ) ou encore la piscine (650 000 €). Il est donc malhonnête intellectuellement d'affirmer que Béziers a été  et sera mise "au pain sec et à l'eau".

Raymond Couderc a une vision sectaire de l'action politique : il l'a prouvé par ses actes en différant la construction du 5° lycée et en empéchant la création d'un parc régional d'activité sur le territoire de l'agglo.

 Les Biterrois l'ont bien compris en lui préférant Georges Frêche !

 

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