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27/03/2010

Les Biterrois au Conseil Régional

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Le temps de la division pendant les élections est terminé. L'intérêt collectif du Languedoc-Roussillon prime désormais. » Hier matin, Georges Frêche a fixé le cap à son équipe pour mener sa politique pendant les quatre ans à venir. Parmi les 44 conseillers régionaux de sa majorité, sept représentent un "grand" Biterrois. Soit le double en représentation comparé à la population. Durant la campagne électorale, en première ligne face à Raymond Couderc à Béziers, ils ont croisé le fer, souvent durement. Aujourd'hui, fin des querelles locales et de clochers. Ces nouvelles voix, tout en se fondant dans l'intérêt collectif, voudront quand même peser dans le concert du débat régional. Ils se font remarquer ! Par leur nombre. Sept conseillers régionaux ! Cinq de Béziers, un d'Agde,

un d'Olonzac (lire ci-contre) soit la plus forte représentation d'un territoire au sein de la nouvelle assemblée régionale. A égalité de sièges par exemple avec ceux de l'agglomération montpelliéraine (qui compte quatre fois plus d'habitants). En revanche, comme la majorité des conseillers régionaux (trente-six sur soixante-spet), cinq d'entre eux s'installent ici dans leur premier mandat politique. Précédemment, ils ont parfois été candidats à d'autres élections, mais jusqu'au 21 mars dernier, toujours battus. Cette nouvelle position décrochée après avoir fait campagne derrière Georges Frêche ne semblent pas les déstabiliser outre mesure. Hier à l'heure de l'installation de la nouvelle assemblée, seuls les ors de l'hémicycle de l'Hôtel de région déclenchent un frisson de fierté. « Je suis émue et honorée, confie la biterroise Florence Brutus, je n'étais jamais entrée ici. Je me rends, aussi et aujourd'hui, vraiment compte de l'importance de la confiance des personnes qui ont voté pour nous. Je suis pressée de passer à l'action. » Pour Claude Zemmour, de Béziers, le trait de bonne humeur est un plus exagéré : « Je ressens un grand bonheur, une certaine ivresse... Ca fait chaud au coeur d'être assis en face d'un président que j'admire et pour qui j'ai un profond respect. » Karine Chevallier, professeur d'histoire et de géographie, habituée des visites de parlements (Bruxelles, Paris et déjà celui de la région languedoc Rousillon...) avec ses élèves, est plus mesurée. « C'est moins impressionnant depuis le siège de conseiller que depuis les étages réservés au public. » Quatrième sur la liste du président sortant, l'élue semblait aussi être la candidate la plus motivée de faire entendre la voix de Béziers à la Région. Y aurait-il une pointe de déception de ne pas avoir été désigné comme vice présidente. « Non, je le savais à l'avance, ce qui compte maintenant c'est d'être attentif aux futurprojets avec la volonté de l'intérêt général et de faire entendre la voix de Béziers dans ce concert là. » Une certaine idée du lobbying ? « Non, insistent les élus, le collectif avant tout. Mais déjà sous le précédent mandat de Georges Frêche, notre territoire a profité de 98 M € de crédits. Sous Jacques Blanc, avec Raymond Couderc comme "ministre des finances", 54 M € seulement avaient été votés. » Reste à cette surrepésentation d'élus à faire aussi bien en quatre ans que lors des six derniers.


Ch. GAYRAUD dans Midi Libre

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