17.10.2009

Des mots, des actes

 

Des mots

"La démocratie irréprochable ce n'est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences (...) Le fait du prince n'est pas compatible avec la République irréprochable." (Nicolas Sarkosy 14-01-2007).

 « La création du Lycée par Napoléon fut un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance. (...) Cela voulait dire que désormais que ce qui compte en France pour réussir ce n'est plus d'être «bien né»; pour réussir, c'est travailler dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur. Cela voulait dire que désormais que ce qui compte en France pour réussir ce n'est plus d'être «bien né»; pour réussir, c'est travailler dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur».».

Des actes

Parachutage de son fils, le Prince Jean à la tête de l'Epad, jeune homme

qui a travaillé dur: à 23 ans ans, il n'est qu'en 2° année de droit. A quel age a-t-il eu son bac, lui qui est présenté par l'uMP comme quelqu'un de brillant ( pour mémoire, Mazarine pingeot, fille de François Mitterrand est Docteur en philosophie à 24 ans )

qui tire sa légitimité de son élection. C'est si dur quand on s'appelle Sarkozy d'être élu dans le fief de papa

qui tire sa légitimité à la tête de l'EPAD de son élection. Quelle élection curieuse que celle faite par un conseil d'administration qui ne s'est pas encore réuni pour élire son président mais dont 3 semaines à l'avance , on connait le choix. Une élection certainement très difficile dans laquelle les électeurs sont des fonctionnaires nommés par le gouvernement ( on a pris la précaution dans les mois qui précèdent d'en changer 8 sur 9) , des élus des haut de Seine et quelques élus des communes concernées.

Sarkozy ce matin , dans le Figaro, se pose en victime: à travers le prince Jean, c'est lui qu'on vise. Bien sur! Qui a décidé  de vérouiller la main mise du clan sur le coffre fort des Hauts de Seine, si ce n'est lui?

Une fois de plus, les actes montrent que ses mots ne sont que des tigres de papier

14.10.2009

Quoi de nouveau cette année dans l'Education Nationale?

 

 

Rien de bien nouveau, semble-t-il , sinon que le casse de l'école se poursuit : 11200 postes supprimés en 2008, 13500 cette année et 16000 annoncés pour 2010 ! Le tout avec une certaine résignation des enseignants qui subissent chaque année les classes pléthoriques, les heures supplémentaires imposées, les services partagés entre plusieurs établissements, parfois même dans des communes différentes et éloignées.
Quant aux élèves, ils décrochent de plus en plus tôt , certains dès la 6ème ! D'où ce problème d'absentéisme perlé au Collège, massif dans certaines sections de lycées professionnels où l'orientation ne se fait que par l'échec dans les filières générales.

cagnotte.jpgPour remédier à cet absentéisme, révélateur d'un malaise grave, on invente un gadget qui en dit long sur la conception que se font de l'Education Nationale ses promoteurs. Ce gadget c'est  « la cagnotte » , l'argent pour payer les élèves qui veulent bien être présents. Une expérience certes, mais qui aura, n'en doutons pas, vocation à être généralisée. Demain, on n'ira donc plus en classe pour apprendre, pour découvrir, pour se former, mais simplement pour être payé de sa présence. Quelle dévalorisation du sens et du rôle de l'école dans notre société puisqu'elle devient un lieu où on doit être présent contre rétribution !

 

Autre aspect de cette rentrée, qui est passé inaperçu, sauf sans doute de nos élus, c'est le vote à l'Assemblée Nationale de la loi Carle qui porte un coup discret , mais efficace, à l'école publique et à la laïcité.
Cette loi fait obligation aux Maires de financer les écoles privées d'autres communes si leurs administrés ont choisi d'y scolariser leurs enfants. Ce financement sera obligatoire si la commune concernée ne dispose pas d'une capacité d'accueil suffisante dans son école publique ou privée avec, possibilité pour les parents d'invoquer des raisons professionnelles ou médicales ou si un autre enfant est déjà scolarisé en ce lieu. Autrement dit, c'est la prime à l'école privée, d'autant que l'on supprime la nécessité de l'accord du Maire à ce financement dans le seul cas de l'école privée

Lentement mais sûrement, notre système éducatif va vers un système à deux vitesses : des écoles publiques qui accueillent tous les enfants, sans distinction , mais dans lesquelles on diminue les moyens d'enseignement et qui peu à peu se ghettoïsent; des écoles privées qui sélectionnent, qui sont attractives, peu chères car financées largement par l'Etat qui paye les personnels et les collectivités.

Cerise sur le gâteau: le gouvernement supprime proportionnellement moins de postes dans le privé que dans le public .et en prime, dans le cadre du plan espoir Banlieues de Fadela .Amara, il offre au privé des subventions pour créer de nouvelles écoles dans les quartiers défavorisés!

 

10.10.2009

Les 4 opérations

Elu maire pour la première fois en 1995, Raymond Couderc s'était empressé de montre qu'il était fort en calcul. En 1996, il avait multiplié les taux d'imposition....et les Biterrois se souviennent encore de la hausse impressionnante de leur taxe d'habitation

 

2009: Raymond Couderc fait encore plus fort. Il sait diviser et ajouter:

- diviser par 2 les abattements, ce qui touche de plein fouet les ménages les plus modestes. Mais en digne disciple de Sarkozy, il applique l'axyome comme quoi, il faut faire payer les pauvres et protéger les riches.

- ajouter un nouvel impôt, l'impôt agglo.

Et c'est ainsi ,grâce à ses efforts continus ,que Béziers fut distinguée: 3° ville la plus chère de France

Ainsi , Raymond Couderc maitrise parfaitement 3 opérations : l'addition, la multiplication, la division . Il lui manque à apprendre la soustraction.Mais, visiblement ce n'est pas pour demain si on en juge l'endettement de la ville et de l'agglo.

06.10.2009

Béziers, 3° ville plus chère de France

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Selon le magazine Capital, qui vient d'éditer un palmarès de l'imposition locale pour 450 communes, la ville de Béziers est la troisième commune la plus chère en France en matière d'impôts locaux, avec 1 929 euros en moyenne par foyer ne bénéficiant pas d'éxonération. La hausse de la taxe d'habitation, + 14, 7% entre 2008 et 2009, serait la cause de ce nouveau et mauvais classement.

Midi Libre

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